Nduta (Tanzanie) : un réfugié burundais enlevé

Nduta (Tanzanie) : un réfugié burundais enlevé

Élias Manirakiza, la cinquantaine, a été enlevé par des gens non encore identifiés. La police tranquillise qu’elle est à sa recherche. Mais sa famille désespère. (SOS Médias Burundi)

Élias Manirakiza habite la zone 9, village 2. Il a disparu ce dimanche à l’aube, selon des témoins qui s’inquiètent pour son sort.

« Un véhicule non habituel est venu très top le matin et s’est garé devant son domicile. L’homme a été réveillé et a été sommé d’y entrer. Il est parti à bord sans aucune autre explication à sa famille», apprend-on.

Sa famille l’a cherché dans les cachots officiels de la région, en vain. Elle a saisi la police.

La police est allée chez lui le soir de ce dimanche pour faire des enquêtes. Mais de façon surprise, elle a signifié à la famille de Manirakiza que « le véhicule qui l’a emporté n’est pas connu de la police » et que par conséquent, « la police s’inquiète de son sort ».

«Alors, imaginez si la police s’inquiète, qu’en est-il de nous la famille et les voisins ! C’est la désolation, en fait ! », s’étonnent des Burundais de son entourage. Ils craignent qu’il pourrait être tué et/ou déporté vers le Burundi.

Une piste est révélée.

«Il serait en train d’être interrogé par les services de renseignements tanzaniens sur le cas de son gendre qui aurait rejoint les rangs des rebelles en RDC le mois dernier », indiquent des sources proches du dossier.

« Mais il est innocent, comment peut-il savoir les informations sur son gendre ? D’abord, il est âgé et puis le mari de sa fille ne peut pas lui parler de tout son programme encore moins de ses ambitions et secrets », disent nos sources.

La fille de ce cinquantenaire (épouse de l’homme qui serait parti dans des mouvements rebelles) s’inquiète qu’elle pourrait subir le même sort que son père.

La famille d’Élias Manirakiza se désolidarise de tout acte commis par un membre majeur, et demande qu’elle ne soit pas persécutée comme il en est d’usage pour de simples cas de soupçons jusqu’à leur forcer de s’enregistrer pour un retour « volontaire ».

LIRE AUSSI :

Le camp de Nduta abrite plus de 64 mille réfugiés burundais. Les occupants ont fui la crise de 2015 qui a été déclenchée par un autre mandat controversé de feu président Pierre Nkurunziza, pour la plupart.

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Photo : l’entrée de la zone C du camp de Nduta

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