Burundi : le journaliste Jérémie Misago retrouvé et présenté à la presse
Vers 16h de ce mardi 22 novembre, la police burundaise a montré le journaliste Jérémie Misago à la presse locale. Ce dernier n’avait pas donné signe de vie depuis samedi dernier, avant d’apparaître dans une vidéo lundi. Notre confrère affirme qu’il était allé prier, suite aux problèmes personnels qui le dépassent. (SOS Médias Burundi)
C’est dans les enceintes du service national de renseignements (SNR) dans la ville commerciale Bujumbura que notre collègue a été remis à son employeur. Le porte-parole du ministère en charge de la sécurité qui avait pris soin d’inviter le président de la commission nationale indépendante des droits de l’homme, CNIDH a loué « le travail professionnel de la police « .
Dans des habits qu’il portait depuis samedi dernier, Jérémie Misago a déclaré devant un parterre de journalistes qu’il était allé prier pour « implorer Dieu suite aux problèmes personnels ».
Ceci a étonné plus d’un parce qu’il a éteint son téléphone alors qu’il devait se rendre chez lui en commune de Kayongoro (province de Makamba, sud) pour présenter sa fiancée à la famille.
Selon lui, « la police m’a retrouvé à Magara, là où je m’étais retiré pour la prière ». C’est en province de Rumonge au sud-ouest du pays. Il affirme que « je n’ai subi aucun mauvais traitement ».
Le journaliste Misago a confié qu’il était terriblement dépassé qu’il a éteint son téléphone sans signaler qui que ce soit. Il a fait signe de vie ce lundi dans une vidéo prise par téléphone.
Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère en charge de la sécurité qui a remis le journaliste au directeur des publications du groupe de presse Iwacu a remercié ce média pour « avoir alerté les instances habilitées à temps ».
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Selon un observateur, il y a toujours un non dit dans cette affaire.
« Pourquoi doit-on passer par cette étape ? S’il était parti faire une prière et qu’il revient chez lui, doit-on d’abord le retenir et le montrer à la presse avant de rentrer ? Il y a des non dits dans cette affaire », estime-t-il.
Un autre observateur trouve que « ce journaliste vient de donner raison au président Neva qui dit toujours à la communauté internationale que toute personne enlevée dans son pays finit par être retrouvée si les services habilités sont informés et que lui-même s’investit pour que les auteurs des crimes soient jugés ».
Un ami journaliste à Jérémie Misago a dit que « je le crois. Plusieurs signes montraient qu’il traversait de moments durs mais on n’y a pas prêté attention ».
Selon plusieurs collègues, « l’important est que notre confrère soit retrouvé sain et sauf ».
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Photo : de gauche à droite: Pierre Nkurikiye, porte-parole du ministère en charge de la sécurité, Sixte Vigny Nimuraba, président de la CNIDH, Jérémie Misago et Léandre Sikuyavuga, directeur des publications du groupe de presse Iwacu
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