Kakuma (Kenya) : cinq mois sans ration
Les réfugiés du camp de Kakuma au Kenya dénoncent un retard inquiétant de plus de cinq mois dans la distribution de leur aide supplémentaire en monnaie. Ils affirment que la misère « nous frappe fort ». (SOS Médias Burundi)
Les réfugiés du camp de Kakuma au Kenya sont allés jeter leur carte bancaire devant les bureaux du HCR en signe de manifestation de leur mécontentement face au retard de leur aide.
« Imaginez, nous entrons dans le sixième mois d’arriérés. Normalement on nous donne 100 shillings par tête et par mois pour les hommes et garçons et 350 shillings par tête pour le sexe féminin. Cet argent nous aidait pour acheter du bois de chauffage, du sel de cuisine, du savon ou des serviettes hygiéniques féminines. Alors, ils pensent qu’après six mois sans être alimentés nous vivons comment ?», s’interrogent des Burundais rencontrés sur place.
Dans ce camp, les familles considèrent une fille comme une source importante de revenu.
«Maintenant on met au monde plus d’enfants et plus on a beaucoup de filles, plus on est chanceux car ce sont elles qui reçoivent plus d’argent » , disent des pères de famille comme pour se taquiner.
Les réfugiés qui se sont confiés à SOS Médias Burundi demandent au HCR de « se souvenir de nous pour bien assurer notre protection », sinon, accusent-ils, l’agence onusienne aura failli à sa mission.
Le HCR et d’autres ONGs humanitaires opérant dans la région de l’Afrique de l’Est ont évoqué une question de manque de financement ces derniers temps.
Kakuma compte plus de 200 mille réfugiés de plusieurs nationalités dont plus de 20 mille Burundais.
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Photo : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma
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