RDC-Nord-Kivu : des femmes violées par des hommes armés à Bahunde

RDC-Nord-Kivu : des femmes violées par des hommes armés à Bahunde

Trois femmes ont été agressées sexuellement mardi soir dans la chefferie de Bahunde en territoire de Masisi au Nord-Kivu à l’est de la République démocratique du Congo. Selon la société civile du territoire de Masisi, les victimes ont été terrorisées et violées par un groupe d’hommes armés lorsqu’elles étaient dans les champs dans la localité de Kasake située à une dizaine de kilomètres de la cité stratégique de Ngungu. Cette organisation a également précisé que l’état de santé de ces victimes est très critique. Elle a exigé des enquêtes minutieuses sur cette affaire. (SOS Médias Burundi)

Après l’agression, les victimes ont été vite acheminées à une structure sanitaire de la place pour les soins de santé appropriés.

« Nous déplorons cet énième cas de violences sexuelles perpétré par ce groupe de bandits. Pour nous, c’est une désolation car les cas de viols réapparaissent encore une fois. Nous exigeons des autorités tant locales que provinciales, d’ouvrir une enquête sérieuse pour que les bourreaux soient appréhendés et qu’ils répondent de leurs barbaries devant la justice », a ainsi condamné Olivier Kanyejomba, président de la société civile en territoire de Masisi.

Des acteurs des droits humains en province du Nord-Kivu ont également condamné « des actes ignobles commis contre les femmes surtout dans les zones en conflits armés ». Ils ont exigé le déploiement d’agents de sécurité en renfort pour assainir la situation sécuritaire.

La Dynamique femme des mines, une association de défense de droits des femmes dans cette province, a indiqué à SOS Médias Burundi que le taux de violences basées sur le genre a augmenté dans des zones sous contrôle de groupes armés.

Angélique Nyirasafari, présidente de cette organisation, a affirmé que depuis le déclanchement des hostilités dans le territoire de Masisi, les femmes et filles sont toujours les plus visées.

« Plusieurs groupes armés : les Nyatura, les Maï-Maï, le M23 et autres y sont actifs et commettent des exactions contre la population en territoire de Masisi. Si vous analysez cette partie où ces femmes ont subi cet acte atroce, elle est contrôlée par la coalition Wazalendu qui regroupe plus de cinq groupes armés. Et là moi j’affirme sincèrement que ce sont des membres de ces groupes armés qui sont à la base de ces violences faites contre ces femmes », a-t-elle expliqué.

Elle a regretté le fait que le gouvernement n’ait pas jusque-là réussi à maîtriser tous ces groupes armés. « Cette responsabilité revient aux autorités d’éradiquer ces groupes armés qui opèrent dans cette partie de la province », a insisté Mme Nyirasafari.

Au mois d’avril, des organisations non gouvernementales œuvrant dans l’est de la RDC ont publié des rapports faisant état des violences sexuelles faites aux femmes dans le Kivu.

Selon Global Girls Foundation, une de ces organisations, les statistiques montrent que 3 à 6 femmes sont violées par jour dans les zones en conflits armés, surtout à l’est de la RDC.

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Photo : une femme dans un camp de déplacés qui reçoit des femmes victimes de violences sexuelles au Nord-Kivu

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