Kakuma (Kenya) : une dizaine de réfugiés blessés lors de la marche pour l’eau potable

Kakuma (Kenya) : une dizaine de réfugiés blessés lors de la marche pour l’eau potable

Depuis vendredi dernier, le camp de Kakuma au Kenya est le théâtre de manifestations des réfugiés. Ce lundi, plusieurs dizaines de réfugiés ont marché jusqu’au bureau du HCR. Ils réclamaient l’approvisionnement en eau potable alors que le camp vient de passer plus d’un mois sans cette denrée vitale. La police a usé de la force pour les disperser. Plusieurs d’entre eux ont été blessés. (INFO SOS Médias Burundi)

Toutes les activités ont été paralysées ce lundi au camp de Kakuma et son agrandissement de Kalobeyei, au nord-ouest du Kenya. Les bureaux des ONG humanitaires et les écoles sont restés fermés. La distribution de la ration de mars a été aussi perturbée et momentanément interrompue par la manifestation des réfugiés.

Tout commence vendredi dernier. Il s’agit d’abord d’une marche improvisée qui a rassemblé toutes les communautés de ce camp. Même si la situation était redevenue calme pendant le week-end, ce lundi le mouvement a repris, cette fois-ci avec force et violence. Des sources sur place indiquent que même des pierres ont été lancées aux policiers qui essayaient de contenir le mouvement.

Ces derniers ont par après usé de la force, blessant grièvement une dizaine de réfugiés, « certains par balles réelles, d’autres par bousculade ». Ils sont admis à l’hôpital central du camp.

Un réfugié alité à l’hôpital du camp de Kakuma au nord-ouest du Kenya après avoir été blessé par balles de policiers kényans, le 3 mars 2025 © SOS Médias Burundi

Même si le HCR continue de promettre aux réfugiés une issue favorable, ces derniers n’espèrent pas qu’une solution durable est envisageable. Lundi soir, les autorités kényanes ont annoncé un couvre-feu ( entre 18h et 6h) dans le camp de Kakuma situé dans le nord-ouest du Kenya ainsi que dans son agrandissement de Kalobeyei, jusqu’à nouvel ordre.

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Le camp de Kakuma héberge plus de 200.000 réfugiés dont plus de 25.000 Burundais. Les autres occupants de ce camp proviennent majoritairement du Soudan du Sud, du Congo, de l’Éthiopie et de la Somalie.

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Photo : des femmes réfugiées en train de manifester leur colère au camp de Kakuma face au manque d’eau potable, février 2025, crédit photo : Fedel Wabenga

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