Nduta (Tanzanie) : la malnutrition fait parler d’elle dans le camp de réfugiés burundais
Plus de quatre-vingt cas d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition ont été enregistrés dans le seul mois d’octobre 2020 au camp de réfugiés burundais de Nduta en Tanzanie. Les parents demandent une aide spéciale pour cette tranche d’âge. (SOS Médias Burundi)
Plusieurs cas d’enfants mal nourris ont été reçus à l’hôpital du camp au mois d’octobre dernier. Un volontaire médical souligne qu’entre quatre-vingt et quatre-vingt dix enfants de moins de cinq ans ont été enregistrés.
Les chiffres sont confirmés par World Vision, une organisation internationale humanitaire qui s’occupe des enfants de cette tranche d’âge. Cette ONG souligne qu’en temps normal, elle ne recevait que moins de vingt cas par mois.
Les réfugiés burundais expliquent cette augmentation des cas de malnutrition par la diminution de la ration alimentaire intervenue en septembre dernier.
“Imaginez vous recevoir 6 kg de farine de maïs par individu pour couvrir tout un mois. C’est en fait une façon de nous affamer pour que nous puissions céder et rentrer au Burundi. Malheureusement, ce sont nos enfants qui en paient le grand prix”, se lamentent des réfugiés qui se sont confiés à notre reporter tout en ajoutant que cette réduction concerne aussi d’autres produits comme l’huile, le sel de cuisine, les grains de maïs et la farine.
Le HCR avait évoqué un problème de budget et de conséquences inattendues de la pandémie du Covid-19 mais selon ces réfugiés burundais, ces arguments ne sont pas convaincants.
Cette agence Onusienne avait aussi tranquillisé que le programme d’alimentation complémentaire pour le traitement et la prévention de la malnutrition modérée reste néanmoins à 100%.
Ces Burundais demandent une aide spéciale pour les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées car, expliquent-ils, ils sont plus vulnérables que les autres.
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