Bururi : la maison pénitentiaire surpeuplée
La prison de Bururi (sud du Burundi) abrite un nombre de détenus qui dépasse sa capacité d’accueil, selon des sources pénitentiaires. Elle loge 383 personnes. Sa capacité d’accueil ne dépassant pas 250 individus. (SOS Médias Burundi)
Des responsables pénitentiaires rapportent de mauvaises conditions de détention. La ministre en charge de la justice regrette que des gens sont mis en détention alors qu’il ne le fallait pas. Elle appelle les parquets à désengorger les prisons.
À Bururi, le surnombre dans la prison est confirmé par des sources judiciaires, des défenseurs locaux de droits humains ainsi que des proches de détenus.
« La prison qui n’a qu’une capacité d’accueil de 250 personnes héberge actuellement 383 détenus. Cela rend très difficiles les conditions carcérales », rapportent-ils.
D’après des sources judiciaires, la prison compte seulement 117 personnes condamnées, le reste étant constitué de prévenus.
À Bururi comme dans d’autres prisons du pays, le surpeuplement constitue un problème sérieux qui fait perdre à l’État d’énormes moyens, selon la ministre en charge de la justice.
« […] du logement à la restauration en passant par l’accès aux soins de santé, tout ça coûte très cher à l’État[…] », a annoncé Domine Banyankimbona, dans sa note du 31 octobre dernier.
Elle rappelle à l’ordre les responsables des juridictions et des parquets qui provoquent l’augmentation des détenus dans les différentes maisons carcérales en envoyant en prison les gens pour » des infractions mineures ».
Domine Banyankimbona demande aux juges de traiter avec célérité les dossiers liés aux infractions mineures et ceux des personnes qui n’ont pas encore été jugées.
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Photo : la province de Bururi
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