Covid-19 : des réfugiés burundais confectionnent des masques distribués dans les camps en Tanzanie et au Rwanda


Le HCR a lancé un marché de confection des masques pour la protection contre le Covid-19. Des ateliers de couture tenus par des réfugiés ont gagné le marché. Après la fabrication, les masques sont distribués dans les camps. (SOS Médias Burundi)

Dans tous les camps de réfugiés en Tanzanie et au Rwanda, les Burundais sont à l’œuvre pour fabriquer des masques pour la protection contre le Covid-19.

La commande a été faite par le HCR et ses partenaires de santé.

“Au départ, il ne s’agissait pas de marché en tant que tel, plutôt on voulait que ce soit des réfugiés eux-mêmes qui participent dans cette activité. C’est en quelque sorte une réponse apportée par les réfugiés à leurs compatriotes. Ils vont aussi y gagner quelque chose bien sûr”, a fait savoir un officiel du HCR.

Au camp de Mtendeli en Tanzanie, c’est un atelier tenu exclusivement par des Burundais qui s’occupe de la tâche, au moment où à Nyarugusu des Congolais participent également au projet.

Chaque tailleur est rémunéré en fonction du nombre de masques confectionnés, selon les concernés.

Des réfugiés impliqués dans la projet espèrent en tirer profit.

À Nduta, la distribution des masques a déjà débuté ce mardi. Dans ce camp, Médecins Sans Frontières avait commandé des masques dans la capitale tanzanienne avant le lancement du projet dans les camps.

Les bénéficiaires doivent être âgés de 11 ans et plus.

Au camp de Mahama au Rwanda, c’est un atelier tenu par la Maison Shalom, une organisation qui vient en aide aux réfugiés burundais, qui a été choisi pour produire des masques pour plus de 50 000 Burundais de ce camp.

Les couturiers sont des Burundais qui ont suivi des formations professionnelles dispensées par cette organisation d’origine burundaise.
Ils doivent produire 2000 masques par jour en raison de 400 Francs Rwandais chacun.

Marguerite Barankitse, fondatrice de la Maison Shalom, se félicite que les réfugiés puissent en fin contribuer au développement des pays d’accueil.

“Les réfugiés sont des personnes comme les autres, ils ne sont pas handicapés et ont des talents et habitudes variés. Ils ne doivent pas être pris comme des charges aux communautés d’accueil mais plutôt peuvent contribuer au développement des milieux dans lesquels ils sont installés”, dit-elle.

Elle appelle tout réfugié à changer de comportements et mentalités et faire des projets d’auto-développement au lieu de tout attendre des humanitaires.

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Photo: vue partielle du camp des Burundais à Mahama (Rwanda)