Le Burundi s’est doté d’un nouveau gouvernement
Le Burundi a un nouveau gouvernement depuis hier soir. Cinq ministres ont été reconduits au moment où certains ministères ont été fusionnés. C’est le cas de celui de la sécurité publique et de l’intérieur qui ont été confiés à un général de la police qui est sous sanctions de l’Union Européenne. (SOS Médias Burundi)
Cinq femmes dont une de la communauté Batwa sont dans le nouveau gouvernement qui compte quinze ministres contre 21 de l’ancienne équipe.
Imelde Sabushimike, en charge de la solidarité et des droits humains est la première de cette communauté à avoir occupé le poste de ministre.
Dans le nouveau gouvernement, cinq ministres ont été reconduits.
Tous sont des hommes.
Les ministères de l’intérieur et de la sécurité publique on été fusionnés et confiés à Gervais Ndirakobuca alias Ndakugarika.
Ce général de la police qui est l’actuel patron des renseignements fait objet de sanctions de la part de l’Union Européenne pour son implication notamment dans » des actes de violence, de répression ou d’incitation à la violence, ainsi que d’actes constituant des atteintes graves aux droits de l’homme ».
La semaine dernière, Human Rights Watch avait évoqué « une poursuite du programme de répression » suite à la nomination d’Alain Guillaume Bunyoni au poste de premier ministre.
Ce dernier est sous sanctions des États-Unis pour les mêmes raisons que Ndirakobuca.
« C’est pour dire à l’Occident, tais-toi, je t’ignore comme le dernier de mes sous vêtements », a commenté un journaliste burundais après la formation du gouvernement.
Et de regretter « c’est l’occasion à jamais de s’ouvrir au monde pour sauver ce pays ».
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