Mtendeli (Tanzanie) : le marché central du camp détruit
Ce sont les réfugiés eux-mêmes qui ont détruit les stands.
Ils avaient reçu l’ordre de détruire les shops depuis deux semaines. Le responsable du camp a expliqué que la mesure a été prise pour éviter de grands rassemblements dans le but de se protéger contre le Coronavirus, ce qui ne rassure pas les concernés. (SOS Médias Burundi)
Des réfugiés contactés voient en la mesure une manière de les contraindre au rapatriement forcé. « Quand nous avons reçu le message du responsable de notre camp, nous avons vite compris que le vrai mobile est de nous forcer à rentrer. C’est pourquoi nous avons choisi nous-mêmes de procéder à la destruction de nos kiosques afin de garder les matériaux avant que la police et les civils chargés de la sécurité du camp ne s’en chargent brutalement « , racontent-ils.
Ils craignent une recrudescence du vol dans les ménages suite à la décision.
“Nous avons pu conserver quand même nos articles, les tôles et les toitures. Mais nous craignons que les bandits peuvent venir nous attaquer pour les voler. Nous regrettons que le marché qui faisait vivre plusieurs d’entre nous puisse être détruit. Nous demandons au HCR d’intervenir car nous sommes sous sa protection », ajoutent-ils.
Les concernés demandent à la Tanzanie de respecter leurs droits et les laisser mettre en oeuvre des activités génératrices de revenus afin de compléter la « ration insuffisante » donnée par le HCR.
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