Burundi-Corruption: l’OLUCOME encourage le nouveau président de joindre la parole à l’acte


Dans une correspondance adressée au président de la République, l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques lui demande de trouver des solutions aux manquements des gouvernements précédents. En début de semaine, le président Évariste Ndayishimiye a indiqué qu’il a préféré lui-même se charger des questions liées à la bonne gouvernance ,raison pour laquelle il a supprimé le ministère de tutelle. (SOS Médias Burundi)

L’OLUCOME pointe du doigt notamment l’octroi des marchés publics sur fond de corruption, de favoritisme et de trafic d’influence.

Pour l’observatoire, cela fait qu’une part très importante des fonds de l’État entre dans les poches de certains individus au lieu d’être canalisée vers le trésor public.

Il rappelle également que d’après le classement de l’ONG « Transparency International », le Burundi vient en 10ème position parmi les pays les plus corrompus du monde et que le montant de la rubrique « recouvrement des fonds détournés »est quasi nul.

La plus ancienne organisation engagée dans la lutte contre la corruption et les malversations économiques conseille au nouveau président de renouer avec la politique  » de déclaration des biens » des membres du gouvernement avant l’entrée en exercice.

L’OLUCOME demande également au gouvernement de se saisir des dossiers liés à la location des bâtiments de certains ministères à des prix exorbitants. Sans préciser de quels secteurs il s’agit, le chef de l’État a dit mardi après avoir reçu le serment de la nouvelle équipe de son gouvernement que « les secteurs rongés par la corruption sont connus », et que  » les auteurs seront exemplairement punis s’ils ne se ressaisissent pas ».