Ngozi : le cachot de la police judiciaire est submergé
Le cachot de lapolicejudiciaire de Ngozi (nord duBurundi) est compte exactement 136 prévenus. Sa capacité d’accueil ne dépasse pas trente personnes. Un cachot submergé après l’interpellation de plus d’une quarantaine d’adeptes de la prophétesse Zebiya Ngendakumana. (SOS Médias Burundi)
Plus de 40 adeptes de la prophétesse Zebiya Ngendakumana se sont ajoutés à 92 autres détenus locataires du cachot depuis quelques semaines, voire des mois. Les nouveaux locataires y sont depuis la semaine dernière.
Zebiya Ngendakumana est une prophétesse catholique qui avait installé un lieu de culte dans la localité de Businde en commune de Gahombo (province de Kayanza ,nord). Elle dit avoir de très régulières visions de la Vierge Marie le 12 de chaque mois. Introuvable depuis plus de six ans, elle est recherchée par la justice burundaise pour » incitation à la désobéissance civile ».
Ses adeptes qui ont été refoulés de la RDC vosine en mars 2020 après cinq ans d’errance dans les provinces du Sud-Kivu et Nord-Kivu à l’est du Congo disant craindre pour leur sécurité au Burundi, continuent de croire que Businde est un » lieu saint » où ils doivent se rendre pour être écoutés par Dieu et faire des pèlerinages. Ils ne cessent d’être arrêtés dans différentes provinces en tentant de rejoindre Businde.
Selon des sources policières, certains détenus dorment très serrés au moment où d’autres sont obligés de passer la nuit à la belle étoile, le local ne pouvant pas les contenir tous.
Elles demandent aux bienfaiteurs d’ériger d’autres cachots. « Ces détenus proviennent des cachots de différentes communes. Ils peuvent passer dans ce cachot plusieurs mois en attendant un procès au tribunal de grande instance de Ngozi », déclare un officier de police judiciaire.
Dans plusieurs cachots des parquets et de la police sur le territoire burundais, il est rapporté un surnombre de détenus . La principale raison étant la lenteur dans le traitement des dossiers.
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Photo : la province de Ngozi
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