Dzaleka (Malawi) : le deuxième trimestre s’ouvre avec plusieurs difficultés
Ce lundi, le deuxième trimestre pour cette année scolaire a commencé dans le camp des réfugiés de Dzaleka au Malawi. Le début s’annonce difficile pour les parents obligés de payer les frais scolaires. Normalement, c’est le HCR qui se chargeait de toutes les dépenses scolaires. (SOS Médias Burundi)
Les enfants du camp de réfugiés de Dzaleka ont regagné l’école après les vacances de fin d’année.
La joie se lisait sur les visages de ceux qui ont répondu à l’appel. “Je vais retrouver l’école et y déjeuner aussi alors que chez moi je manque quoi manger des fois”, a indiqué à notre reporter un écolier avec sourire.
Selon nos informations, les élèves sont nourris à l’école.
Toutefois, certains établissements primaires et secondaires accusent un manque criant de salles de classe. « Mes deux enfants ont refusé d’aller à l’école car ils s’assoient par terre. Il y a manque de bancs pupitre. Le mieux serait de leur payer une école privée. Là toutes les conditions sont réunies pour que l’enfant étudie dans de bonnes conditions mais je n’ai pas d’argent pour ça », déplore un parent burundais.
À la rentrée scolaire, de nouvelles instructions ont été données. Chaque parent devrait payer une partie des frais scolaires.
« Au début de cette année scolaire, on nous a demandé de payer une partie des frais scolaires, ce qui n’était pas le cas pour les années antérieures. Il nous est impossible de trouver la somme exigée car la majorité d’entre nous sont démunis. Et d’ailleurs on se demande comment l’on peut payer alors que ces écoles sont gérées par le HCR? Cette mesure est discriminatoire. Ça revient à dire à nos enfants : rentrez chez vous », se désolent des parents qui se sont confiés à SOS Médias Burundi.
Selon nos informations, cette préoccupation des réfugiés a été soumise au ministère en charge de l’éducation. Une dérogation spéciale a été donnée en attendant qu’une solution soit trouvée.
D’ailleurs selon une source au camp de Dzaleka, l’ONG Plan-Malawi a accepté la médiation dans cette affaire.
Le camp de Dzaleka abrite plus de 48 mille réfugiés dont plus de 11 mille Burundais.
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Photo : des parents et élèves dans une cour au camp de Dzaleka
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