Gitega : Malgré la grâce présidentielle, plusieurs détenus croupissent toujours à la prison de province
Une commission de juges est passée à la prison centrale de Gitega (capitale politique du Burundi) pour analyser les dossiers des détenus concernés par la grâce présidentielle. C’était au courant du mois de mars dernier mais jusqu’à présent,aucune communication n’a été faite aux ayants droit. C’est au moment où la surpopulation carcérale entraîne la promiscuité. (SOS Médias Burundi)
Construite en 1926 avec une capacité d’accueil de 400 personnes, la prison centrale de Gitega héberge actuellement 1281 détenus, soit plus du triple.
Les 1281 détenus vivent dans des conditions très difficiles, avec des ruptures répétitives de farine de manioc, les 350 g de haricot offerts par jour et par personne n’étant pas suffisants.
Plusieurs occupants de la maison d’arrêt sont originaires des provinces de Ruyigi, Cankuzo et Karusi (centre-est) loin de leur famille et reçoivent très rarement une assistance familiale.
Ce n’est pas tout, les rescapés de l’incendie du 7 décembre 2021 qui a emporté la vie de 38 prisonniers selon les sources officielles, sont toujours logés sous les tentes.
« Avec cette saison pluvieuse, et dormant à la belle étoile , ils sont exposés à toute sorte de maladie », ont remarqué nos sources. Les concernés demandent aux services habilités de régler ce problème.
Josiane Nishimwe, directrice de la prison centrale de Gitega s’est refusée de tout commentaire. La prison de Gitega est la troisième plus grande maison d’arrêt de la petite nation de l’Afrique de l’est après celles de la capitale économique Bujumbura communément appelée Mpimba et de la province de Rumonge (sud-ouest) connue comme Murembwe.
La grâce présidentielle de 2021 concerne 5000 détenus. Mais selon les enquêtes de « Ntabariza », une association locale militant pour les droits de détenus, seuls 2700 ont été libérés dans ce cadre.
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Photo d’illustration : des prisonniers dans l’un de pénitencier du Burundi
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