Nord-Kivu: plus de 670 victimes de violences sexuelles dans des camps de déplacés

Nord-Kivu: plus de 670 victimes de violences sexuelles dans des camps de déplacés

En deux semaines, l’organisation internationale Médecins sans frontières (MSF) a affirmé dans un communiqué de presse publié mardi 9 mai, prendre en charge plus de 670 victimes de violences sexuelles dans différents sites de déplacés au Nord-Kivu à l’est de la RDC. Selon cette organisation, ces victimes sont recensées dans les sites des déplacés de Bulengo, Lushagala, Kanyaruchinya, Eloime, Munigi et Rusayo, tous situés autour de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. (SOS Médias Burundi)

MSF évoque « des chiffres choquants » qui, selon l’organisation internationale, témoignent de l’extrême vulnérabilité et des risques de violences auxquels sont exposées toutes ces personnes déplacées ».

« Près de 60% de victimes ont été agressées en moins de 72 heures avant de se présenter à MSF, illustrant l’urgence de la situation », peut-on lire dans ce document.

Selon MSF, l’insuffisance critique de l’assistance humanitaire augmente la vulnérabilité des personnes déplacées et exacerbe les risques des violences auxquelles elles sont confrontées.

Depuis le début des attaques du M23 dans les territoires de Rutshuru , Nyiragongo et Masisi, des milliers de personnes ont abandonné leur domicile pour se réfugier aux alentours de la ville de Goma où elles mènent une vie difficile sans assistance humanitaire de la part du gouvernement et de ses partenaires.

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Photo d’illustration : une femme vendeuse de beignets au camp de déplacés de Kanyarutchinya au Nord-Kivu

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