Grands-Lacs : réponse de Kagame à ses ennemis
Ce mardi, le président rwandais a longuement et vigoureusement répondu aux critiques et menaces des voisins du sud et de l’ouest de son pays. Il tranquillise ses sujets et met en garde quiconque s’aventurerait à mener une guerre contre le Rwanda. (SOS Médias Burundi)
La 19ème édition du dialogue national dit «Umushikirano» s’est tenue dans un climat de tensions régionales qui menace le Rwanda au sud et à l’Ouest, respectivement avec le Burundi et la RDC. Ces deux pays considèrent le président Paul Kagame comme «un mauvais voisin dont il faut se débarrasser».
Paul Kagame a alors saisi une belle opportunité lors de cette conférence nationale où se rencontrent toute l’administration rwandaise de la base au sommet ainsi que toutes les institutions politique, économique, diplomatique du pays sans oublier la jeunesse « pour répondre aux présidents burundais et congolais qui lui souhaitent du mal, lui et son pays ».
« Lorsqu’il s’agit de défendre ce pays qui a souffert pendant si longtemps et que personne n’est venu aider, je n’ai besoin de la permission de personne pour faire ce que nous devons faire pour nous protéger », a déclaré le président Kagame.
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Et de renchérir dans un ton inhabituel qu’il utilise quand il est généralement en colère et avec des gesticulations de sa main gauche : « Je le dis et je le répète pour ceux qui sont concernés, et c’est ce qui va se passer actuellement !Chers citoyens, allez chez vous, dormez et ne vous souciez de rien, ne craignez rien ! »
Il a ensuite mis en garde ses ennemis jurés.
« Rien ne pourra dépasser les frontières de notre petit pays. Si quelqu’un essaie de le faire, Je (….) ! » Donc, ne craignez jamais , ce sont des ballons remplis d’air. Ils sont vides. Il suffit d’une simple éguille, le contenu s’évapore ! », a magistralement soutenu et comparé Paul Kagame.
M.Kagame faisait donc allusion aux présidents Évariste Ndayishimiye et Félix Antoine Tshisekedi qui se sont coalisés contre lui et qui ont appelé « les Rwandais à se rebeller contre lui ».
Dans son long discours d’ouverture d’Umushikirano, Paul Kagame a semblé être clair : « Je n’ai pas répondu aux insultes venant du sud et de l’ouest, celles-là ne tuent pas ! Ce n’est pas nous, mais ils apprendront en temps voulu qu’ils ont commis une grave erreur».
Le président rwandais a reproché aux régimes burundais et congolais, de “recueillir les exilés rwandais pour les préparer à devenir et constituer le futur gouvernement du Rwanda”.
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Selon Paul Kagame, les jeunes appelés à être instrumentalisés, savent qu’ils doivent lutter contre le retour au passé sombre.
“L’on ne doit pas s’attendre à quelque chose de tragique que ce qui nous est arrivé il y a 30 ans … Si l’on sent que cette situation est en train de revenir, l’on va lutter comme ceux qui n’ont rien à perdre”, a déclaré Paul Kagame, avant de conclure sur un ton plutôt calme, mais sans émotion : “l’on ne provoque personne et l’on ne souhaite pas que l’on nous provoque, cependant il y a une ligne rouge qu’il ne faut pas dépasser,”.
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Photo : le président Paul Kagame en marge de la 19ème édition du dialogue national dit « Umushikirano », le 23 janvier 2024 à Kigali, la capitale du Rwanda,DR
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