Mugamba : la police rançonne des détenus avant de les relâcher

Mugamba : la police rançonne des détenus avant de les relâcher

La pratique est dénoncée par des habitants de la commune de Mugamba en province de Bururi (sud du Burundi). Ils indiquent que la police arrête injustement des personnes, les détient illégament, exige une grosse somme d’argent avant de les relâcher. L’information est confirmée par des sources proches de la police locale. (SOS Médias Burundi)

Selon des sources locales,des détenus sont obligés de verser jusqu’à 500 mille francs burundais pour être relâchés. « Récemment, un OPJ (officier de police judiciaire) a décidé de relâcher deux détenus qui ont été obligés de payer un montant de 700 mille francs burundais. Et pourtant, les concernés n’avaient cessé de clamer leur innocence », indique une source.

Dans certains cas, des détenus croupissent dans leur cellule faute de moyens et assistent à la libération de ceux qui ont été rançonnés.

Une pratique devenue courante à Mugamba. Des responsables policiers en manque d’argent, identifient des individus à arrêter sur de fausses accusations comme l’appartenance à des bandes armées ou collaboration avec les bandes armées.

Des défenseurs des droits humains locaux demandent aux autorités provinciales d’exiger la cessation de la pratique et la libération de personnes incarcérées sur de fausses allégations.

_________

Photo : la commune de Mugamba

Previous Burundi : la CNIDH retrouve son statut A
Next Bubanza : trois volontaires de la Croix-Rouge emprisonnés

You might also like

Droits Humains

Bubanza-Bugendana-Rango : des rescapés Tutsis de la crise de 1993 demandent des comptes

Les familles de Tutsis regroupés non loin du centre de santé Ruyange en zone Muzinda dans la commune de Rugazi (province de Bubanza, ouest du Burundi) sont menacées d’être chassées

Droits Humains

Cibitoke : deux Imbonerakure accusés de vol battus à Rugombo

Deux Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD ) ont été pris en flagrant délit de vol. Excédés , des habitants se sont rués sur eux et

Droits Humains

Cibitoke : un policier accusé de viol sur mineur incarcéré

APC 2 Cyriaque Bivakumana a été arrêté par des collègues policiers. Accusé de « viol sur mineure », il est détenu dans le cachot de la police à Cibitoke ( nord-ouest du