Mugamba : la police rançonne des détenus avant de les relâcher

Mugamba : la police rançonne des détenus avant de les relâcher

La pratique est dénoncée par des habitants de la commune de Mugamba en province de Bururi (sud du Burundi). Ils indiquent que la police arrête injustement des personnes, les détient illégament, exige une grosse somme d’argent avant de les relâcher. L’information est confirmée par des sources proches de la police locale. (SOS Médias Burundi)

Selon des sources locales,des détenus sont obligés de verser jusqu’à 500 mille francs burundais pour être relâchés. « Récemment, un OPJ (officier de police judiciaire) a décidé de relâcher deux détenus qui ont été obligés de payer un montant de 700 mille francs burundais. Et pourtant, les concernés n’avaient cessé de clamer leur innocence », indique une source.

Dans certains cas, des détenus croupissent dans leur cellule faute de moyens et assistent à la libération de ceux qui ont été rançonnés.

Une pratique devenue courante à Mugamba. Des responsables policiers en manque d’argent, identifient des individus à arrêter sur de fausses accusations comme l’appartenance à des bandes armées ou collaboration avec les bandes armées.

Des défenseurs des droits humains locaux demandent aux autorités provinciales d’exiger la cessation de la pratique et la libération de personnes incarcérées sur de fausses allégations.

_________

Photo : la commune de Mugamba

Previous Burundi : la CNIDH retrouve son statut A
Next Bubanza : trois volontaires de la Croix-Rouge emprisonnés

You might also like

Droits Humains

Kanyosha : un homme et son chauffeur enlevés

Fidèle Niyongabo, employé de la Brarudi (Brasserie et Limonaderie du Burundi) et son chauffeur ont été enlevés ce dimanche. Le fait s’est déroulé en zone de Kanyosha dans la commune

Droits Humains

Cibitoke : plus dix mineures violées en moins d’un mois

Des petites filles et des adolescentes de moins de 15 sont fréquemment violées dans trois des communes de la province Cibitoke. En moins d’un mois seulement, l’on dénombre plus de

Droits Humains

Mwaro : une enseignante en détention

Marie Ndereyabandi, enseignante dans la classe de 5ème année à l’école fondamentale de Gasenyi dans la commune de Nyabihanga, en province de Mwaro (centre du Burundi ) est détenue dans