Uvira (RDC) : l’armée dit avoir tué deux rebelles de Red Tabara, ce que le mouvement dément

Uvira (RDC) : l’armée dit avoir tué deux rebelles de Red Tabara, ce que le mouvement dément

L’annonce a été faite par le major Dieudonné Kasereka, porte parole du secteur opérationnel Sokola 2 Sud-Kivu (Est de la RDC). Il indique que les deux rebelles ont été tués entre les localités de Mutarule et Luberizi dans la plaine de la Rusizi. Un porte parole des Red Tabara parle d’une fausse information. (SOS Médias Burundi)

Selon le major Kasereka, c’est vers 16h 30 minutes que les deux rebelles burundais qu’il affirme appartenir au mouvement armé Red Tabara ont été tués. Cinq autres ont été interpellés, précise-t-il dans un communiqué.

Il dit que les hommes en question sont « des rebelles étrangers qui font partie de ceux qui viennent du Burundi pour renforcer les Maï-Maï Kijangala et qui continuent à semer la terreur et la désolation sur les territoires d’Uvira et Fizi ».

Cette semaine, 30 autres Burundais ont été interpellés sur le territoire congolais. Ils ont été accusés de vouloir s’enrôler dans des groupes armés et de voler des vaches en RDC. Certains d’entre eux ont été identifiés par leurs familles originaires de la province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) qui demandent l’intervention des autorités pour qu’ils soient renvoyés au Burundi pour y être jugés. La plupart d’entre eux sont de jeunes Imbonerakure du parti CNDD-FDD au pouvoir.

L’armée congolaise met en garde des Congolais qui, selon elle continuent de collaborer avec des groupes armés et faciliter la traversée des rebelles étrangers. Un porte parole des Red Tabara parle d’une fausse information et indique qu’aucun de ses combattants n’a été arrêté ou tué ce dimanche.

Les Red Tabara, un groupe armé burundais basé dans le Sud-Kivu est souvent accusé par des habitants de la communauté Banyamulenge de collaborer avec les Maï Maï pour piller leur bétail, les persécuter et les tuer. Mais le groupe a toujours nié ces allégations faisant savoir qu’il n’est pas au Congo pour déstabiliser la zone mais qu’il s’attaque à des jeunes du parti présidentiel Imbonerakure et des militaires burundais envoyés pour le déloger de ses positions.

Certains de ses responsables ont dernièrement été accusés par le procureur général du Burundi d’être derrière des attaques « terroristes ». Il a sorti des mandats d’arrêt internationaux contre eux .

Le Sud-Kivu est en proie à l’insécurité causée par des groupes armés locaux et étrangers pendant des décennies. Les chefs d’État de la sous-région ont récemment instruit à leurs armées et services de renseignements de partager des informations en vue de les éradiquer et un mécanisme conjoint y relatif a été mis en place.

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Photo d’illustration : vue aérienne des hauts plateaux d’Uvira

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