Covid-19 : au moins 2/3 du personnel soignant de l’hôpital militaire de Kamenge testés positifs au Coronavirus

Covid-19 : au moins 2/3 du personnel soignant de l’hôpital militaire de Kamenge testés positifs au Coronavirus

La situation épidémiologique est très alarmante à l’une des plus grands hôpitaux de la ville Bujumbura (capitale économique). L’hôpital militaire de Kamenge est fortement touché par l’épidémie. Plus de la moitié de ses salariés sont atteints du Covid-19. La direction a dû décider la réorganisation du travail pour que le peu d’employés disponibles puisse servir les patients.
Ils devront désormais travailler entre 12h et 14h au lieu de 8 heures par jour.
(SOS Médias Burundi)

Dans une note de service de ce jeudi, le médecin directeur de l’hôpital militaire de Kamenge (nord de la ville de Bujumbura) a lancé une alerte. Il a parlé d’une recrudescence des cas Covid-19 ayant fortement touché son personnel.

« Un nombre important des membres du personnel de l’hôpital militaire de Kamenge sont testés positifs au Covid-19 ces temps-ci et observent un repos médical », peut-on lire dans la note signée le général Marc Nimburanira, directeur général de l’établissement sanitaire.

Il indique que « le système continu de travail est momentanément organisé en deux groupes autant pour les jours ouvrables que pour les jours fériés et les week-ends ».

Les deux groupes travailleront respectivement de 7h00 à 17h00 et de 17h00 à 7h00, a-t-il ordonné insistant que la mesure doit prendre effet immédiat.

Des informations non encore confirmées, mais fournies par des sources bien informées disent qu’au moins près de 2/3 des salariés (la structure sanitaire comptant 600 employés) de l’un des plus grands hôpitaux que compte le pays sont atteints de l’épidémie.

La ministre en charge de la santé a réaffirmé ce jeudi qu’il y a une recrudescence des cas du Covid-19 surtout dans la ville commerciale Bujumbura. Six nouveaux centres de dépistage dans Bujumbura et sa province ont été ouverts ce jeudi. Toutefois, ce vendredi après-midi plusieurs habitants ont témoigné avoir été renvoyés par des infirmières. « Des infirmières nous ont dit qu’elles ont beaucoup d’échantillons et que nous ne pouvons pas être reçus », ont-ils regretté.

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Photo : l’hôpital militaire de Kamenge / DR

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