Gitega : libération provisoire de 31 prévenus incarcérés à la prison centrale de province
Ils ont été relâchés le dernier jour de l’année dernière et ce lundi. C’est le parquet général près la cour d’appel de Gitega (centre du Burundi) qui a pris la décision. Il s’agit d’une libération provisoire. (SOS Médias Burundi)
Les concernés étaient poursuivis pour « vol qualifié et simple, escroquerie ou abus de confiance ».
La décision de les libérer s’inscrit dans la politique du gouvernement de « désengorger les prisons ». Mais à Gitega, la maison carcérale dont plusieurs occupants sont morts dans un incendie le 7 décembre 2021 est loin d’être desencombrée. Ses cellules construites en 1926 devraient loger 400 détenus seulement. Elles accueillent plus d’un millier aujourd’hui dont 120 femmes.
« Je ne veux plus voir en prison des détenus autres que des criminels. C’est une grande perte pour le pays quand on enferme quelqu’un au lieu de le laisser vaquer à ses activités. Et figurez-vous c’est toi-même qui le nourrit, lui assure la sécurité alors que cette personne n’est pas accusée de meurtre. La prison est faite pour les assassins seulement pour protéger la population contre ces criminels […] », a indiqué le président Ndayishimiye dans son message à la Nation le 31 décembre dernier.
D’autres prisons dont celle de Murembwe (province de Rumonge, sud-ouest) ont également procédé au relâchement de quelques détenus.
Les onze prisons que compte le Burundi ont une capacité d’accueil de 4194 personnes mais elles logent près de 13 mille détenus, selon les rapports des associations de défense des droits de prisonniers et de la direction pénitentiaire, ce qui rend très difficiles les conditions carcérales.
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Photo d’archives : la prison de Gitega avant l’incendie du 07 décembre 2021
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