Kenya (Kakuma) : une dizaine de réfugiés arrêtés après les manifestations de lundi
La police kényane a procédé à des arrestations depuis la nuit de ce lundi jusque mardi matin. Une dizaine de réfugiés essentiellement soudanais ont été interpellés, suspectés d’avoir participé au vandalisme des magasins et stocks au camp. (SOS Médias Burundi)
Jusque dans la nuit de ce lundi, la police avait de la peine à contenir le mouvement de protestation des réfugiés du site de Kalobeyei, un agrandissement du camp de Kakuma. Ces derniers ont manifesté la colère suite à la suspension de leur assistance en monnaie (Cash) et la réduction de la ration de 40%.
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Pour eux, c’est inadmissible que de telles mesures soient prises alors que la famine bat son plein dans ce camp qui abrite plus de 200.000 réfugiés de plusieurs nationalités.
La police a indiqué que lors de ces protestations, les manifestants ont vandalisé des boutiques et kiosques ainsi que le stock du PAM, le Programme Alimentaire Mondial.
Par la suite, les réfugiés regrettent qu’une dizaine d’occupants de ce camp ont été arrêtés et conduits dans les cachots de la police locale.
«Ceux qui ont été appréhendés sont poursuivis pour vol dans les boutiques des Kényans et des réfugiés. Ils sont responsables de leurs actes et n’ont pas été arrêtés pour avoir pris part à la manifestation », a expliqué la police pour essayer de calmer la situation, ajoutant que les enquêtes détermineront les vrais coupables.
« Quatre Burundais ont été aussi arrêtés avant d’être libérés ce mardi. Alors nous pouvons croire aux propos de la police car aucun leader n’a été interpellé alors qu’ils étaient devant nous. Nous condamnons aussi ces actes de vol car ce n’était pas dans le programme de la journée», assurent certains leaders communautaires.
Ces derniers renchérissent que la colère n’a pas encore été contenue et que la mobilisation se poursuivra vendredi le 26 avril 2024, jour de la distribution de vivres.
« Nous comptons voir si nos doléances ont été entendues, sinon, on reprendra jusqu’à ce que ces mesures injustes soient annulées », disent-ils.
D’ici vendredi, les réfugiés attendent au moins une réunion d’apaisement.
Kakuma, l’un des plus vastes camps en Afrique situé au nord-ouest du Kenya et son agrandissement de Kalobeyei comptent plus de 200.000 réfugiés dont plus de 25 mille Burundais.
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Photo : un rassemblement de réfugiés avant de joindre leurs pairs dans une manifestation à Kakuma, le 22 avril 2024
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