Burundi-ONU: Ndayishimiye rassure les leaders du monde


Le président Évariste Ndayishimiye s’est exprimé hier lors de la 75 ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies. Il a rassuré ses homologues quant à la situation sécuritaire de son pays tout en se félicitant de l’organisation des élections « justes, libres, démocratiques, apaisées et entièrement financées par des moyens du contribuable burundais. (SOS Médias Burundi)

SOS Médias Burundi s’est procuré une copie du discours du chef de l’État burundais.
Il comporte en tout 23 points. Le document évoque entre autres les questions sécuritaires du Burundi, ses relations avec d’autres pays, ses avancées en démocratie.

Le président Évariste Ndayishimiye reconnaît qu’il y a des défis auxquels son pays fait face même s’il estime qu’il est très avancé dans son processus de consolidation de la paix et de la démocratie.

« Ainsi, maintenant que les bases d’une démocratie renforcée sont là, il ne reste qu’à s’atteler aux travaux de développement cheville ouvrière de la lutte contre la pauvreté « , a souligné M. Ndayishimiye qui estime que ce combat exige la sagesse, la bravoure, le courage et la persévérance.

Le président burundais a présenté un état sécuritaire très stable de son pays. « Il me plaît de vous informer que la situation au Burundi est stable, calme et entièrement maîtrisée sur toute l’étendue du territoire », a-t-il poursuivi.

Retour de réfugiés

Évariste Ndayishimiye n’a pas manqué de revenir sur le retour de réfugiés, un retour qu’il qualifie de « massif ».

« En plus de milliers de Burundais qui rentrent d’eux-mêmes sans l’assistance du HCR, depuis le premier août 2017 jusqu’au 31 août 2020, 92.285 réfugiés ont été rapatriés volontairement …en provenance de la Tanzanie, mais aussi du Kenya, du Rwanda, de la RDC et de l’Ouganda », s’est-il félicité tout en ajoutant qu’il s’agit là d’une manifestation évidente du retour de la paix, la tranquillité, la confiance et la stabilité dans le pays.

Relations avec le monde

Celui qui est connu sous le surnom de Neva( Never) a rappelé à ses pairs que son pays veut bâtir des relations d’amitiés et de coopération fondées sur le principe du respect mutuel et de l’égalité souveraine des États.

Et de regretter « la tendance de certains États qui utilisent des moyens à la fois subtils et illégaux pour réguler la géopolitique dans les pays du Sud et se substituer à la communauté internationale pour oppresser d’autres pays en leur imposant des mesures coercitives unilatérales en violation des principes de la charte des Nations-Unies doit cesser ».

Et de dénoncer « …nous rejetons l’agression politico-diplomatique injustifiée contre le Burundi et son peuple par des gouvernements étrangers dont certains se sont illustrés dans la tentative de changement de régime en 2015 par des voies anticonstitutionnelles ».

Souhait de retirer le Burundi de l’agenda du conseil de sécurité

Selon M. Ndayishimiye, le Burundi se trouve « arbitrairement » sur l’agenda du conseil de sécurité des Nations Unies pour des raisons « politiques et intérêts égoïstes de certaines puissances ».

Il est revenu sur une demande faite par les autorités burundaises depuis plus de quatre ans.

« Nous réitérons donc notre appel légitime au retrait du Burundi de l’agenda du conseil de sécurité, et d’utiliser ce temps précieux pour traiter du développement socioéconomique…. », a-t-il insisté.

Parlant de la pandémie de Coronavirus, celui qui l’a qualifiée d’ennemi pour le Burundi et le monde dès sa prise de fonctions a dit qu’elle a fait apparaître « les fragilités du monde actuel et mis en lumière les déficits béants dans les efforts de développement nationaux et mondiaux ».

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Photo: Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, lors de son investiture