Affaire Burambi : l’interminable poursuite des membres des familles de trois hommes tués par la police

Affaire Burambi : l’interminable poursuite des membres des familles de trois hommes tués par la police

Après les deux fils de feu Déo Niyongabo, un ancien sous-officier de l’armée à la retraite tué dans une opération de la police le 16 janvier 2021 et de son frère Égide Sindayigaya mort au commissariat de Rumonge (Sud-ouest), la police continue d’arrêter des membres de la famille restreinte des défunts et d’un ancien gendarme (Protais Niyondiko) tué le 18 janvier. Ils sont détenus au commissariat provincial. (SOS Médias Burundi)

La veuve de Protais Niyondiko, un des fils de feu Égide Sindayigaya, un des fils de feu Déo Niyongabo, un enseignant de la famille Niyondiko et un autre individu dont l’identité n’est pas encore connue sont détenus au commissariat provincial de Rumonge depuis ce mardi.

Les deux cousins avaient été interpellés fin janvier et détenus au cachot de la police à Burambi. Leurs codétenus ont été appréhendés quant à eux ce mardi sur la colline de Gishiha, en zone de Maramvya dans la commune de Burambi (province de Rumonge).

La police a affirmé que le militaire et gendarme à la retraite tués en janvier étaient des leaders d’un groupe armé qui a tué au moins 26 personnes lors des quatre dernières années.

Le troisième, Égide Sindayigaya mort au commissariat de Rumonge après être torturé (selon nos sources) a été présenté six jours avant par le porte parole du ministère en charge de la sécurité comme un « criminel » qui collaborait avec le groupe.

Ni la police ni le parquet n’ont jusqu’ici expliqué les circonstances dans lesquelles il est décédé.

La veuve de feu Niyongabo et un autre fils de l’ancien militaire tué dans une opération de la police le 16 janvier à Maramvya sont détenus à la prison de Murembwe (Rumonge) depuis plus de neuf mois.

Ils sont poursuivis pour « non dénonciation d’un criminel ».
Les autorités estiment qu’ils ont caché des informations sur le lieu où le chef de ménage logeait quand il était encore en vie.

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Photo : Protais Niyungeko dans un pickup de la police, DR

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