Crise à l’est du Congo : le M23 soutient la rencontre des présidents de la sous-région

Crise à l’est du Congo : le M23 soutient la rencontre des présidents de la sous-région

La direction du mouvement du 23 mars soutient les efforts des chefs d’État de la communauté est africaine pour la mise en place d’un processus de paix crédible et efficace pour la résolution des conflits à l’est de la RDC. Elle exige que cessent des incitations à la haine et aux meurtres des populations sur base ethnique. Ce lundi, à l’exception de la Tanzanienne Suluhu Hassan, tous les présidents de la communauté de l’Afrique de l’est (EAC) se rencontraient à Nairobi pour parler de la crise dans l’est du Congo. (SOS Médias Burundi)

Le M23 , dans un communiqué dit prendre acte des décisions du 3ème Conclave. Il espère que ses revendications pourront être intégrées dans le processus en cours.

La direction du M23 constate que les chefs d’État de l’EAC ont pris au sérieux les discours d’incitation à la haine et la menace du génocide. Ils ont exigé qu’ils cessent.

« Nous rappelons que ce sont des responsables civil et militaire de la RDC qui tiennent des discours d’incitation à la haine et à la xénophobie conduisant à des attaques et aux meurtres », a rapporté le porte-parole du M23, le major Willy Ngoma.

Le mouvement du 23 mars indique que les déplacés reviennent dans leurs ménages à Bunagana, une cité que les rebelles contrôlent depuis le 13 juin 2022.

Depuis quelques semaines, des autorités civiles comme militaires lancent des discours d’incitation à la haine conduisant à la traque et aux meurtres des Congolais de l’ethnie Tutsi, ceux qui parlent des langues proches du Kinyarwanda (langue officielle du Rwanda) ou encore des Congolais aux traits de Tutsis.

Ce, après les accusations selon lesquelles l’armée rwandaise soutiendrait le M23, un groupe rebelle pour la plupart composé de Tutsis congolais, ce que le Rwanda nie jusqu’à présent et la Monusco (Mission de l’organisation des Nations-Unies en République Démocratique du Congo) ayant dit ne pas avoir de preuves là dessus.

Plusieurs autorités congolaises à commencer par le ministre ayant les affaires intérieures dans ses attributions ont dénoncé les appelés à la violence tout comme des anciens dignitaires à l’instar de Jean- Pierre Bemba, ancien vice-président de la RDC.

Les combats entre les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et le M23 continuent d’être rapportés dans le Nord-Kivu (est de la RDC) surtout sur le territoire de Rutshuru et le gouverneur militaire du Nord-Kivu a empêché aux commerçants empruntant la frontière de Bunagana frontalière avec l’Ouganda de l’utiliser même si les rebelles l’ont ouverte.

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Photo : Willy Ngoma, porte-parole du M23

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